La dalle en béton à faible retrait est essentielle pour prévenir l’apparition de fissures et garantir la durabilité des ouvrages en béton. Dès la conception, le choix du béton à faible retrait limite le développement de contraintes internes grâce à une formulation adaptée, une sélection judicieuse des matériaux et des méthodes précises de mise en œuvre. Adopter ces solutions permet d’améliorer considérablement la qualité et la longévité des constructions, qu’il s’agisse de sols industriels, de structures portantes, ou de dalles pour maisons individuelles.
Quels matériaux choisir pour limiter le retrait du béton ?
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Le choix des matériaux impacte directement le retrait du béton. Opter pour les composants adaptés aide à minimiser la contraction du matériau pendant le séchage.
- Ciment : privilégier un ciment à faible chaleur d’hydratation et à retrait modéré.
- Granulats : utiliser des granulats bien calibrés, de taille importante, et à taux d’humidité stable.
- Eau : limiter la quantité d’eau avec un rapport eau/ciment idéalement inférieur ou égal à 0,5.
- Adjuvants : intégrer des superplastifiants pour réduire l’eau sans altérer la rhéologie, et ajouter des agents de limitation du retrait.
- Fumées de silice ou métakaoline : ces ajouts réduisent la porosité et contribuent à limiter le retrait.
Un exemple courant est l’utilisation de granulats plus gros : leur présence réduit le volume de pâte de ciment, diminuant ainsi le risque de fissuration par retrait.
Comment préparer une formulation de béton adaptée ?
L’élaboration d’une dalle en béton à faible retrait repose sur une formulation soigneusement étudiée.
- Doser judicieusement granulats et liant : augmenter le pourcentage de granulats par rapport à la pâte pour limiter la contraction.
- Ajouter des fibres : l’intégration de fibres métalliques ou synthétiques (comme celles en polypropylène) aide à répartir les contraintes et à réduire la formation de microfissures.
- Compacité optimale : s’assurer d’un bon emboîtement des granulats pour diminuer la formation de vides responsables des retraits excessifs.
Par exemple, une formulation riche en granulats, avec peu d’eau et des fibres spécifiques, permet de concevoir des dalles plus résistantes aux déformations et moins sujettes au retrait.
Quelles précautions lors de la mise en œuvre du béton ?
La manière dont le béton est placé et compacté joue un rôle majeur dans la prévention des fissures liées au retrait.
- Compacter soigneusement : éviter les vides en utilisant des techniques efficaces de serrage.
- Se méfier des conditions climatiques : poser le béton lorsque la température et l’humidité sont stables pour éviter un séchage trop rapide.
- Gestion des joints : positionner des joints de retrait selon une trame adaptée à la surface de la dalle pour contrôler la localisation des fissures.
Installer des joints bien placés, par exemple tous les 5 à 6 mètres, aide à maîtriser la fissuration inévitable pendant le séchage.
Comment bien protéger et curer une dalle en béton ?
Assurer une cure efficace est fondamental pour minimiser les retraits de dessiccation du béton.
- Démarrer la cure dès la prise : humidifier la surface ou utiliser des couvertures et produits spécifiques.
- Maintenir une humidité régulière : protéger la dalle de l’évaporation rapide pendant au moins sept jours.
- Protéger du soleil et du vent : installer des bâches ou barrières pour éviter les effets des conditions extérieures.
À titre d’exemple, recouvrir la dalle fraîchement coulée d’une bâche humide prévient la perte d’eau trop rapide et réduit grandement le risque de retrait.
Comment surveiller et réduire le retrait du béton après pose ?
Surveiller une dalle en béton à faible retrait permet de détecter rapidement les problèmes et d’anticiper leur correction.
- Installer rapidement les joints de fractionnement : ils guident la fissuration là où elle pourra être absorbée sans dommage.
- Renforcer avec des armatures : placer des treillis soudés limite l’ouverture des fissures qui pourraient se former malgré les précautions.
- Fractionner les grandes surfaces : séparer la dalle en zones plus petites grâce aux joints pour mieux répartir les contraintes.
- Réaliser des essais préalables : tester sur une petite surface permet de vérifier la performance de la formulation avant de couler l’ensemble de la dalle.
Par exemple, fractionner une dalle de garage en plusieurs panneaux réduit considérablement les risques de fissures majeures imputables au retrait.




