La mesure de la température interne du béton fraîchement coulé est essentielle pour garantir la qualité et la durabilité des ouvrages en béton. Cette surveillance permet de contrôler le bon déroulement des réactions chimiques pendant la prise et d’éviter l’apparition de fissures dues aux variations thermiques. Mesurer précisément la température du béton est particulièrement important dans le cas des ouvrages massifs ou exposés à de fortes contraintes climatiques, où le contrôle thermique réduit les risques de malfaçons et de retards sur le chantier.
Pourquoi mesurer la température interne du béton ?
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La température interne du béton joue un rôle clé dans la sécurité et la solidité des structures. Surveiller ce paramètre permet de :
- Assurer le bon développement de la résistance mécanique du béton.
- Limiter les risques de fissuration thermique dus à des écarts rapides de température.
- Respecter les normes de qualité pour les ouvrages d’envergure ou les environnements difficiles.
- Adapter le déroulement du chantier selon les conditions observées.
Des exemples concrets montrent que des températures internes mal surveillées peuvent entraîner des défauts graves dans les barrages, ponts ou bâtiments industriels, rendant la structure instable.
Quels équipements pour mesurer la température interne du béton ?
Plusieurs types de capteurs et de sondes sont utilisés pour mesurer la température dans le béton coulé. Les solutions les plus fréquentes sont :
- Sondes thermocouples, insérées directement dans le béton au moment du coulage.
- Sondes à résistance (type PT100), appréciées pour leur précision et leur stabilité.
- Capteurs numériques ou sans fil, pratiques pour la collecte de données automatisée.
Une installation correcte est indispensable. L’emplacement du capteur influence la fiabilité des résultats. Les coffrages doivent protéger les sondes de la pénétration d’eau ou du contact direct avec les armatures.
Comment s’effectue le suivi de la température ?
Après avoir placé les sondes dans le béton, la température est surveillée continuellement pendant la phase de prise et de durcissement. Le suivi peut se faire :
- En temps réel grâce à un afficheur numérique connecté à la sonde.
- Par enregistrement automatique à intervalles réguliers si le site n’est pas accessible en permanence.
Dans beaucoup de chantiers, les équipes réalisent aussi des essais sur des éprouvettes similaires (tubes témoins) pour comparer l’évolution de la température intérieure sans toucher à la structure principale. Cette solution limite les risques de fausse manipulation en cours de chantier.
Les capteurs sans fil : quels avantages ?
Les technologies de capteurs sans fil simplifient la collecte des données et réduisent les contraintes de câblage. Voici pourquoi de nombreux professionnels les adoptent :
- Installation rapide et plus facile dans les zones difficiles d’accès.
- Transfert automatique des données vers un ordinateur ou une application mobile.
- Réduction du risque d’endommager les équipements lors d’opérations ultérieures.
Ceci s’avère particulièrement utile sur de grands chantiers de génie civil où plusieurs zones doivent être surveillées à distance.
Les méthodes indirectes sont-elles fiables ?
Certaines méthodes, comme la mesure infrarouge en surface, sont utilisées quand l’accès à l’intérieur de la structure est impossible. Cependant, ces techniques n’apportent qu’une vision partielle :
- La température relevée en surface subit l’influence de la météo (soleil, vent, humidité).
- Elles ne reflètent pas la chaleur libérée au cœur du matériau.
Pour les ouvrages importants, il est toujours conseillé de privilégier les mesures directes à l’intérieur du béton pour une analyse pertinente.
Comment interpréter les résultats obtenus ?
L’analyse des mesures permet de :
- Repérer le pic de température durant l’hydratation du ciment.
- Surveiller la vitesse de refroidissement pour prévenir les chocs thermiques.
- Comparer différents points de contrôle pour détecter les zones à risque.
Une vigilance particulière s’impose si la température reste élevée trop longtemps ou augmente brutalement. Cela peut indiquer un risque accru de fissuration ou un problème dans la formule du béton.




